Visites individuelles
 


 

Ouverture au public du palais abbatial de Lunéville

 

Exposition : Stanislas et les siens

Hôtel Abbatial - Tour de la Cloche
Horaires d'ouverture :
Tous les jours jusqu'au 30 septembre
de 10h à 12h et de 14h à 18h

Dossier de presse

 

Site internet

 

 

 

Palais ducal de Nancy : pour y voir un peu plus clair

 

 

 

Mobilisons-nous :

la rénovation du palais ducal de Nancy, la polémique continue de s'enfler !


 

 

Une consultation organisée par la Mairie de Nancy

 

 

2016, ANNÉE DE LA CITOYENNETÉ

Palais des Ducs de Lorraine : la Ville de Nancy invite le public à s'exprimer


La Ville de Nancy lance dès à présent et jusqu'au 18 septembre une grande concertation publique autour du projet de rénovation du Palais des Ducs de Lorraine -Musée Lorrain.

Le projet de rénovation et d’extension du Palais des ducs de Lorraine - Musée Lorrain est conduit par la Ville de Nancy en partenariat avec l’Etat, la Région Alsace Lorraine-Champagne Ardenne et la Société d’Histoire de la Lorraine et du Musée Lorrain. Après un premier avis favorable rendu par la commission nationale des Monuments Historiques le 8 septembre 2014, il fait aujourd’hui l’objet d’adaptations architecturales pour intégrer les demandes formulées par Madame la Ministre de la Culture et de la Communication, suite aux investigations menées sur le mur de séparation du jardin du palais ducal et du jardin de l'hôtel du Gouvernement.

Le projet doit être adapté afin de conserver le mur, dont l'importance patrimoniale est désormais avérée, en l'intégrant et en le valorisant dans une nouvelle proposition.

La Ville de Nancy a demandé à l'architecte lauréat du concours, Philippe-Charles Dubois, un aménagement de son projet architectural initial prenant en compte les préconisations de l'Etat. Laurent Hénart, Maire de Nancy, a souhaité que le projet modifié, qui se traduit au travers de deux propositions, soit présenté au public, dans le cadre de la démarche de concertation « MuséoLabo » accompagnant le projet.

Cette étape de concertation en ligne a débuté le lundi 18 juillet et se déroulera jusqu'au dimanche 18 septembre 2016 (Journées du Patrimoine). Les expressions du public seront remises à un Comité du débat, qui se réunira deux fois en septembre. Ce groupe sera chargé de l’analyse et de la synthèse des données recueillies.

Deux variantes du projet initial : dans chaque cas, le mur de séparation, dit mur de Baligand, du nom de l’ingénieur qui l’a conçu, est conservé. Ce qui change, c’est la longueur de l’aile en verre qui devait initialement se substituer au mur et s’étirer sur toute sa longueur. Elle sera dans tous les cas raccourcie pour permettre des ouvertures dans le mur. Une grosse différence entre les variantes : la possibilité de conserver ou non le bâtiment dit « des petites écuries », actuellement adossé au mur dans sa partie sud et dont la charpente date elle aussi du XVIIIe siècle.

Les Nancéiens et les visiteurs sont invités à découvrir en entrée libre les deux maquettes exposées dans l’espace accueil, au rez-de-chaussée du Palais des ducs de Lorraine – Musée Lorrain, puis à s'exprimer sur le site internet de la Ville de Nancy, dans une page spécialement dédiée :
http://www1.nancy.fr/culturelle/musees-et-galerie-poirel/musee-lorrain-palais-des-ducs-de-lorraine/projet-dextension-du-palais-des-ducs-de-lorraine/
Des tablettes sont installées à proximité des maquettes pour cette consultation.

 

Conclusion de la consultation :

 

Il faut exiger l'abandon de la variante A comme de la variante B

et demander le retour à une solution patrimoniale

comme celle proposée dans l'Est Républicain le 9 juillet dernier

et qui ne figure pas dans la consultation faire par la mairie de Nancy

 

 

 

 

 

Trois expositions à ne pas manquer cet été !

 

 

Exposition au château de Haroué

Les jardins extraordinaires du Roi Stanislas, dernier Duc de Lorraine.

 

Mise en scène:

Monsieur Hubert de Givenchy et Monsieur Philippe Venet


Ouverture du 1er avril 2016 au 30 septembre 2016


www.chateaudeharoue.fr

 

 

Exposition au château de Lunéville


Stanislas Leszczynski, de l'homme à la légende


du 18 juin au 6 novembre

 

Dossier de presse de l'exposition

 

 

Exposition au Musée lorrain (Nancy)

 

La Lorraine pour horizon, la France et les duchés de René II à Stanislas

 

Site internet

 

 

 

 

A propos des travaux d'aménagement du Musée Lorrain

 

 

 

 

 

 

In memoriam

 

Avis de décès de Monsieur Pierre HEILI

Mme Danièle HEILI, son épouse ;
Stéphane et Dominique HEILI, ses fils ;
Serge et Jeannine ROGER ;
Louis (†) et Renée HEILI ;
Claude HEILI,
ses frères et sœur ;
Les familles BRIGNON, HEILI, IDOUX et toute la parenté

Ont la tristesse de vous faire part du décès de

Monsieur Pierre HEILI

Survenu à Remiremont, le 15 mai 2016, à l'âge de 71 ans.
Ses obsèques auront lieu jeudi 19 mai, à 10 h 30, en l'église abbatiale de Remiremont.
M. HEILI reposera ce mardi 17 mai, à partir de 14 h, à la maison funéraire, rue des Brasseries, à Remiremont.
Pas de plaques.

Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.
PFG, Services funéraires, Remiremont, tél. 03.29.62.51.54.

 

Pierre HEIL nous a quittés

 

 

 

 

 

 

1766-2016

Deux cent cinquantième anniversaire
de la mort
du roi Stanislas Leszczynski

 

Est Républicain - 20 février 2016

Est Républicain - 23 février 2016

Est Républicain - 24 février 2016

 

Exposition Mairie de Lunéville

 

Messe anniversaire célébrée le vendredi 26 février 2016
en l’église Saint-Jacques de Lunéville à 17h45
par
Le R.P. Gilles Berceville, ancien prieur du Couvent Saint-Jacques à Paris

 

 

 

 

 

Monsieur le Maire de la Ville de Nancy,
Laurent Hénart: Sauvez le coeur de la Ville Vieille de Nancy !

 

 

 

Pourquoi c'est important


Monsieur le Maire,
Nancy est une ville de grande culture, célèbre pour les chefs-d’œuvre de l’architecture que lui a légués son passé de capitale du duché de Lorraine.


Le cœur de la Ville Vieille abrite l’une des plus belles pages de ce patrimoine. Le Palais ducal, témoin des fastes de la Renaissance et siège du Musée Lorrain, dialogue à quelques mètres de distance avec le Palais du Gouvernement, extrémité de la magistrale perspective conçue au XVIIIe
siècle par Emmanuel Héré, classée en 1983 au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.


Poursuivant le projet du mandat précédent, vous souhaitez
implanter entre les deux palais, pour l’extension du musée, une barre de verre et d’acier de quatre-vingts mètres de long, en totale rupture avec cet ensemble unique.

Écoutez les citoyens, qui aiment ce lieu. Ne sacrifiez pas à la mode des bâtiments en verre qui banaliserait notre ville et sauvez de la démolition les bâtiments de fond de cour, classés
monuments historiques, qui méritent d’être restaurés et intégrés au projet. Par leur simplicité (anciennes écuries construites en 1766 notamment), ils participent en effet pleinement à la beauté de cet ensemble architectural si
cher aux Lorrains. Tous les amoureux de Nancy et du patrimoine vous en seront reconnaissants.

Les élus ne disposent pas d’une ville, de son passé et de sa
beauté. Ils en héritent et sont comptables de leur transmission.

Le Collectif Emmanuel Héré

Légende image :
Musée Lorrain, ancien Palais ducal : Avant / Après
(projet)


 

 

 

 

Flickinger, au secours !

 

Bien chers lecteurs, vous vous souvenez bien sûr des oeuvres du sculpteur Paul Flickinger exposées chaque année dans la Cour d'honneur du Château des Lumières (à Lunéville). (Voyez ci-dessous notre article "Lunéville, château des Lumières ou des Anti-Lumières ?

La performance présentée en ce moment par Conseil général de Meurthe-et-Moselle dans les tribunes de la chapelle construite par Boffrand, dépassant de loin toutes les précédentes fera amèrement regretter les créations de M. Flickinger !

 

 

 

 

 

Enfin une initiative heureuse au château de Lunéville
à l'occasion de la fête du Patrimoine

 

Ayant acquis lors de la dernière vente des collections du château de Haroué, grâce à la subvention annuelle versée par la ville de Lunéville, le tableau représentant la marche du mariage du prince de Lixheim avec Anne-Marguerite-Gabrielle de Beauvau-Craon en direction de l'église Saint-Jacques, le Conseil général de Meurthe-et-Moselle a eut l'heureuse idée de présenter un agrandissement de cette toile dans la cour d'honneur du château. L'installation a été effectuée à l'endroit même où, le 19 août 1721, le peintre Claude Jacquart (1686-1736) est supposé avoir posé son chevalet pour immortaliser l'événement.

 

 

 

 

 

Saison 2015 au château des Lumières… vraiment l’espace d’un instant !

La programmation de la saison 2015 dans le parc du château de Lunéville reste fidèle à sa traditionnelle indigence et plus encore à ses inutiles et ridicules dépenses budgétaires alors que la rare statuaire ancienne du XVIIIe siècle conservée dans les jardins se dégrade, année après année, sans que le Conseil général de Meurthe-et-Moselle ne se soucie de sa sauvegarde.

Au titre d’une ancienne convention remontant aux années 2000, la Ville de Lunéville octroie pourtant tous les ans une somme d’environ 270 000 euros (100 000 pour l’entretien des jardins et 170 000 pour l’enrichissement des collections) au Conseil général, propriétaire des lieux (oh, pardon du « site » !), pour permettre aux Lunévillois de conserver un accès gratuit dans cet espace réaménagé chaque été.

Considérant l’usage insensé fait de cet argent public dilapidé à chaque fois en pure perte, il serait urgent de mettre fin à pareille prébende. La somme annuelle ainsi économisée par la Ville pourrait être mise au service de l’entretien ou de la restauration du patrimoine municipal qui nécessite encore tellement de soins malgré les initiatives heureuses prises depuis quelques années pour sa conservation.

Mais revenons au château des Lumières qui offre cet été une nouvelle installation intitulée « l’espace d’un instant », création aménagée sur 199,86 mètres de long dans une allée latérale des jardins, en partie surélevée et recouverte pour l’occasion de béton.






En quelques jours, malgré les avis placardés un peu partout sur le tronc des arbres tout au long de son parcours, ce bel ouvrage a été plus ou moins endommagé… et ne fonctionne donc plus !




Un peu plus loin, les parcelles de terrain, depuis plusieurs saisons, mises à la disposition des citoyens (sic) pour y cultiver ce que bon leur semble, restent toujours enfouies sous les mauvaises herbes. Ces Zadig républicains en herbe pratiquent, il faut le croire, l’assolement triennal d’une manière toute particulière puisque l’an dernier, déjà, la plupart de ces lopins de terre étaient laissés en jachère !





Dernière innovation enfin : l’ouverture d’un bar sur la terrasse ouvrant sur les petits-appartements du château ! L’initiative aura eu le mérite d’occasionner un désherbage intensif de cette zone, envahie l’an dernier par une végétation parasite !


 

En l’espace d’un instant, voici narrée l’actuelle belle saison offerte aux visiteurs éclairés venus se promener dans le parc du château des ducs de Lorraine !

 

 

 

 

"Das Letzte in Leben"

 

La Hofburg d'Innsbrück, consacre jusqu'en janvier 2016 une exposition intitulée "Das Letzte in Leben" (Le dernier jour dans la vie) à l'occasion du 250e anniversaire de la mort de François de Lorraine (1765).

Cette initiative est également accompagnée de concerts et de manifestations diverses, figurant dans le programme ci-dessous.

En le consultant, on constatera que la chapelle de la Hofburg n'a pas été métamorphosée en une gigantesque arrière cuisine comme dans notre illustre château des Lumières, ni en ginguette ou temple maçonnique.

Que les âmes sensibles s'abstiennent d'ouvrir ce document dans lequel elles auraient la douleur de découvrir les regalia impériaux exposés et plus encore la présence d'une petite lampe rouge allumée, suspendue dans la chapelle impériale au-dessus de l'autel !

Cette exposition vient sans doute harmonieusement compléter celle qui sera ouverte au château de Versailles à compter du 27 octobre prochain, "Le Roi et la mort", commémorant la disparition de Louis XIV survenue à Versailles, voici 300 ans, le Ier septembre 1715.

 

 

 

 

 

Cliquez sur l'image pour accéder au site internet de l'Est Républicain

 

 

 

 

Perronneau, ca. 1715-1783


Publié par Dominique d'Arnoult aux éditions Arthena,
un nouveau livre d'art rend hommage à l'aide apportée par notre Centre d'études.

 

 

 

 

 

 

Deux somptueuses publications rendent hommage
aux travaux de notre Centre d'Etudes

 

 

En cette fin d'année 2014, deux superbes livres d'art rendent hommage aux recherches effectuées par notre Centre d'Etudes en reproduisant certains travaux antérieurement publiés par nos soins.

A l'occasion de la dernière biennale des Antiquaires, la prestigieuse Galerie Kugel, à Paris, avait organisé une superbe exposition sur la production de pièces d'orfèvrerie en argent doré à Strasbourg du XVIe au XIXe siècle. Un magnifique ouvrage publié aux Editons Monelle Hayot a permis de publier un nouvel article sur le "petit service en argent doré" offert par Stanislas Leszczynski à sa cousine, la duchesse Ossolinska, incluant l'un des deux gobelets réapparu sur le marché de l'art le 3 mai 2012 (reproduit dans notre rubrique "Nouvelles découvertes" à cette même date).

La seconde publication est l'oeuvre de Paul Micio, historien d'art de nationalité américaine, qui a travaillé de longues années sur les collections de Monsieur, frère de Louis XIV.
L'ouvrage, édité par Somogy, a repris notre travail sur le coffret en cristal de roche ayant appartenu à la duchesse Elisabeth-Charlotte d'Orléans. Il y apporte de nouvelles précisions qui permettent de vérifier les hypothèses présentées.
Deux somptueux livres d'art qui méritent de venir enrichir les rayons des bibliothèques des amateurs de l'histoire lorraine !

 

 

 

 

 

Le château des Lumières sous le règne des Soviets

La réponse du Conseil général à la question d'actualité posée par M. Michel Marchal n'a pas tardé. Elle a été faite également par voie de presse dans l'article ci-dessous.

On admirera l'art des formules et la hauteur des arguments développés !

Quant au chiffre donné de 600 000 visiteurs (soit 1643 personnes tous les jours de l'année) , plus le mensonge est gros plus il semble digeste !






Question posée au Président du Conseil général de Meurthe-et-Moselle

.... depuis plusieurs années, l'association des Amis de Lunéville tient à actualiser très régulièrement son site internet.

La rubrique mensuelle "Nouvelles découvertes" est toujours très attendue et nous savons que cette page est, par exemple, régulièrement consultée par les responsables du Conseil général de Meurthe-et-Moselle en charge de la restauration du château de Lunéville.

Notre page d'accueil est également très visitée. Nous y avons dénoncé non seulement les dérives les plus extravagantes organisées depuis 2003 dans ce haut lieu du patrimoine, mais à chaque fois qu'il était possible nous avons aussi souhaité saluer les initiatives les plus heureuses et les francs succès rencontrés par des manifestations organisées en harmonie avec l'histoire ou l'esprit du château des ducs de Lorraine, initiatives elles aussi opérées sous la houlette du Conseil général. Ainsi en va-t-il de la superbe exposition "Eclats et scintillement" qui vient de fermer ses portes organisée par M. Thierry Frantz.

Sans parti pris, nous nous sommes faits ainsi souvent l'écho des jugements également portés par les amis du patrimoine sur la politique culturelle menée par le Conseil général à Lunéville.

Nous avons acquis à présent une certaine notoriété à en juger par le nombre de nos visiteurs, recensés de manière unique. Le chiffre des consultations atteint désormais presque celui de 8400 et ne présume donc pas des connections effectuées après une première visite. Nous enregistrons ainsi une hausse d'environ 6000 visiteurs individualisés en moins d'une année !

Aussi, nous associons-nous bien volontiers à la question d'actualité posée le 17 novembre dernier par M. Michel Marchal, conseiller général du canton d'Arracourt, et nous attendons avec impatience la réponse qui sera officiellement donnée à ces réflexions si pertinentes.

 

Question d'actualité
Monsieur Michel MARCHAL
Session du 17 novembre 2014


Objet : Animation Château de Lunéville.

Monsieur le Président,

Comme vous le savez sans doute, des voix diverses, individuelles ou collectives, se font entendre pour dénoncer la gestion de l’animation du château de Lunéville.

Nombreux sont ceux qui sont interloqués par l’utilisation des espaces extérieurs.

Certains qualifient d’affligeantes les productions de monsieur Flickinger qui ridiculisent la cour d’honneur et que l’on ne cesse de déplacer, ne sachant où les mettre, imposant même cet artiste dans l’urbanisme Lunévillois alors qu’il n’a aucune attache avec ce territoire.

Les cagettes en peupliers de monsieur Pozza constituées en tourelles lumineuses, très éphémères, n’ont guère trouvé grâce aux yeux de ceux qui s’expriment.

De même, les interrogations sont nombreuses au sujet des jardins des bosquets "maraîchers" ou "jardins ouvriers" qui abîment de ce fait ce qui est pour l’instant le principal intérêt de la visite du Château.

Que dire de cette construction informe, qualifiée d’aquarium, qui masque aux visiteurs la splendide vision perspective de la cour d’honneur !

Fréquemment interpellés sur ces choix artistiques, les élus départementaux n’échappent pas à ces critiques, alors qu’il existe aussi de très belles expositions pas suffisamment mise en valeur.

Face à toutes ces remarques, j’aurai trois questions :
1. Qui décide de ces choix d’animation ? Les élus départementaux et plus particulièrement ceux du lunévillois y sont-ils associés ?
2. Peut-on connaître le coût et les contrats liés aux animations récentes ?
3. Alors que votre prédécesseur avait initié un projet, pouvez-vous nous confirmer cet engagement et dans quel délai ?

Monsieur le Président, vous comprendrez mon intérêt pour ce château qui, aujourd’hui, douze ans après l’incendie, est malheureusement encore une coquille vide.

Je vous remercie pour les réponses que vous pouvez nous apporter.


Michel MARCHAL

 

 

 

"La mauvaise monnaie chasse la bonne",
un dicton populaire applicable aussi en matière culturelle

 


Une fois encore les inepties provocatrices et dispendieuses du Conseil général de Meurthe-et-Moselle au château de Lunéville ont fait leur retour durant la belle saison !

A la suite des affligeantes productions dues aux ciseaux de Paul Flickinger (voir plus bas notre reportage "Lunéville, château des Lumières ou des anti-Lumières") qui ridiculisent la Cour d'honneur et dont le Conseil général cherche désormais à imposer la caricaturale présence dans l'urbanisme du Lunévillois, voici à présent le chantre, le maître incontesté de l'art de la cagette, facétieux compère de Flickinger, Didier Pozza.
Ces deux joyeux lurons ne reculent jamais devant le ridicule et nous livrent aujourd'hui des tourelles (lumineuses, ça va sans dire) composées d'un enchevêtrement de cagettes en bois de peuplier, "entamant un dialogue avec le découpage des parcelles du jardin des Bosquets maraîchers, (...) ponctuant en trois points (sic) le périmètre d'un nouveau lieu d'échanges" !
Après quelques instants de franche rigolade à la vue de ces "installations" et à la lecture "gloubigloubesque" de la glose qui accompagne ces trois chefs d'oeuvre, le visiteur lambda exaspéré fait demi-tour.

 

 

Il se prive ainsi de l'exposition la plus intéressante, présentée sans doute depuis la réouverture du musée, "Eclat et scintillement" proposée modestement dans le Commun nord du château (Galerie des Lumières, encore et toujours).

L'exposition, exclusivement consacrée au décor de la chambre de parade de la duchesse Elisabeth-Charlotte vers 1730, ouverte du 2 août au 2 novembre mérite vraiment le déplacement.
Fruit des recherches conduites par Thierry Frantz, véritable conservateur du musée, et dont les compétences ont maintes fois été démontrées, le propos est enchanteur. Si les moyens mis à la disposition du concepteur de ce projet furent quelque peu limités (le catalogue n'a toujours pas été publié !), son intelligence a su palier ces difficultés pour offrir un spectacle féérique.
L'exposition se termine en effet par la modélisation en trois dimensions de la chambre de la duchesse et de sa présentation en version numérique sur plusieurs minutes qui est à couper le souffle.

C'est sur la base de notre ouvrage La Cour de Lorraine en ses meubles, si vilipendé au moment de sa sortie en 2008 par les hautes autorités culturelles de la région, et plus particulièrement sur celle des recherches conduites avec Danièle Véron-Denise, ancien conservateur en chef au château de Fontainebleau et spécialiste de la broderie, que Thierry Frantz a pu mener son enquête et parvenir à un résultat aussi satisfaisant.

La mauvaise monnaie chasse la bonne !

Quel dommage que les édiles du Conseil général de Meurthe-et-Moselle s'embourbent chaque année dans des marais aussi idéologiques et fangeux.

Place à la jeune génération ; que l'on permette à Thierry Frantz de conduire les destinées du Versailles lorrain et de ses jardins !

 

 

 

 


L'été 2014 au château de Lunéville :

une fête à Neuneu ad nauseam !


 

La réalité dépasse souvent la fiction !

Le dicton s'applique une fois encore parfaitement au programme estival concocté par le Conseil général de Meurthe-et-Moselle pour le château des Lumières.
En retrouvant les sempiternelles et affligeantes créations des sculpteurs accrédités auprès de l'institution qui défigurent depuis de nombreuses années les lieux, les visiteurs découvriront sans doute, plus ébahis encore, le projet de création de "jardins ouvriers" recouvrant une partie non négligeable des Bosquets. Chacun pourra bientôt venir, avec son petit matériel, prendre possession d'un lopin de terre pour y faire croître de plus jolis navets. Ce concept hallucinant cherche peut-être à illustrer d'une manière littérale le commandement du citoyen d'honneur de ces lieux, Voltaire, devise servant de conclusion à son roman Zadig.

La chapelle, comme on le constatera dans le reportage photographique mis en annexe, est une nouvelle fois dénaturée par une nouvelle version du Char de Phaéton !

Mais le clou de la cuvée 2014 de ces aberrations cultureuses (dont le coût est dépensé en pure perte) réside dans un morceau d'anthologie écrit par M. Denis Robert pour commenter l'exposition photographique "Human matos" de René Taesch. Il convient de conserver le souvenir de cette prose que nous reproduisons avec la plus grande émotion à la suite de notre propos.


 

 

 

 

Exposition

Les Gobelins au siècle des Lumières - Un âge d'or de la Manufacture royale

dans laquelle est présenté le portrait de Stanislas Leszczynski réalisé par la manufacture des Gobelins,

et que nous avons signalé dans notre rubrique "Nouvelles découvertes" du mois de mars 2013.

 

 

 



Joyeux Noël et heureuse année 2014


En cette période d'échanges des voeux traditionnels, l'Association des Amis de Lunéville et son Centre d'Etudes et de Recherches sur les collections de la Maison de Lorraine et du roi de Pologne sont heureux de vous offrir, un superbe portrait à la mine de plomb encore inédit du jeune duc François III. L'oeuvre fut réalisée après le départ définitif de Lunéville du souverain, lors de son voyage qui le conduisit en Angleterre puis aux Pays-Bas.





Condition d’utilisation :
© Centre d’Etudes et de Recherches sur les collections de la Maison de Lorraine et du roi de Pologne


Comme l'indique le compteur visible sur notre page d'accueil, l'année 2013 a été marquée par une très forte augmentation de visiteurs (près de 40%). Rappelons également que ce compteur ne comptabilise uniquement que les nouveaux internautes lors de leur première connexion. Aussi les visites atteignent-elles un chiffre bien supérieur à celui affiché sur cette page.

Incontestablement, la rubrique "nouvelles découvertes", que nous voulons alimenter mensuellement, intéresse tout particulièrement. Celle-ci n'est évidemment pas suffisante pour contenir l'ensemble de notre travail. Elle n'est qu'un reflet iconographique de nombreuses nouveautés dont il n'est malheureusement pas possible de faire mention sans risquer de s'en voir confisquer la paternité. Dépourvus, comme nous le sommes de "toute autorité" pour accomplir ces recherches qui apparaissent toujours illégitimes et sans valeur pour certains historiens lorrains, et si nous restons amusés par les critiques qui parfois pourraient être fondées, nous ne possédons cependant pas assez d'abnégation pour offrir à nos détracteurs l'occasion de s'approprier notre travail !

L'année qui vient verra peut-être la publication d'un nouveau grand ouvrage d'art, à l'étude à présent depuis cinq ans. Il sera proposé tout d'abord (voire même exclusivement) en souscription en raison d'un coût très onéreux justifié par une vaste campagne photographique internationale.

 

 

 

 

L'art "comtanpourien" au Château des Lumières...

... et si les "contes du quotidien" tournaient à l'obsession !

 

 

 

 

 

 

 

Superbe restauration de la façade du château de Lunéville

 

 

 

 

 

 

De nouveaux chefs d'oeuvre pour le "château des Lumières"

 

 

L'année 2013 apporte une nouvelle fois son lot de sculptures contemporaines pour embellir le parc des "Lumières" et rendre sans doute plus attractive la visite du monument.
Une fois encore, ces "créations artistiques" viennent magnifiquement défigurer le site en accentuant toujours plus les références aux symboles maçonniques sans doute propres à l'esprit des Lumières.

 

 

 

 

 

Chez nos politiques... les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent !

 

Depuis 10 ans, le Conseil général de Meurthe-et-Moselle assurait vouloir non seulement restaurer le château de Lunéville mais également restituer les décors d'origine de ses intérieurs endommagés par le feu pour y présenter les anciennes collections municipales épargnées ainsi que les dons offerts postérieurement ou encore les nouvelles acquisitions faites par le Département grâce au dédommagement offert par les compagnies d'assurance.

A lui seul, ce dernier point mériterait un examen très attentif puisque l'indemnisation de ces dommages n'a pas été effectuée au profit du Département mais tout naturellement à celui de la Ville de Lunéville, propriétaire des collections disparues... mais c'est là un autre sujet particulièrement épineux !

Depuis dix ans donc l'attente se fait patiente. Tout en acceptant de fermer les yeux sur des incertitudes toujours plus entretenues au fil des ans, les contribuables assistent impuissants à la programmation d'animations pour la plupart aussi dispendieuses qu'insignifiantes.

Un article du 5 février 2012 paru dans "La Croix" permet de dissiper toutes les interrogations grâce aux propos du président Michel Dinet recueillis par Elise Descamps : A l'avenir, il n'y aura plus de reconstruction à l'identique car cela coûte trop cher... en revanche les prochains budgets "animations" ne seront pas revus à la baisse !

Encore de l'argent public jeté par les fenêtres !

Il serait grand temps de ne plus vouloir à tout prix marcher sur la tête et consacrer l'argent public réellement à la conservation et la restauration du patrimoine.

 

 

 

 

 

Lunéville,
"château des Lumières" ou des "Anti-Lumières" ?


Alors que les services de communication du Conseil général de Meurthe-et-Moselle cherchent à valoriser –et parfois très justement- les travaux accomplis en dix ans au château de Lunéville par cette institution propriétaire du monument, à travers la publication d’un tonitruant tiré à part édité par l’Est républicain publié le 5 janvier 2013, il semble légitime de s’interroger sur le bien-fondé d’une formule utilisée à satiété, forgée très vite après le tragique incendie de 2003, celle de château des Lumières, substituée à l’appellation de château de Lunéville qui prévalait tout naturellement jusqu’alors.

Cette question, qui jusqu’ici a toujours été soigneusement repoussée pour ne jamais remettre en cause le sens donné à cette initiative, mérite d’être évoquée en profondeur dans ses deux versants à la fois conceptuel et historique. Cette référence au Siècle des Lumières ne serait-elle, en effet, qu’un anodin outil de propagande destiné à sensibiliser la communauté internationale sur l’avenir d’un malheureux palais ravagé par les flammes en cherchant à hisser sa renommée à la hauteur de celle du château de Sans-Souci à Postdam où Frédéric II s’est plu à recevoir toute l’intelligentia européenne au temps des Lumières ?

L’instrumentalisation d’un concept :

Vouloir, par cette hasardeuse terminologie, tirer le vieux palais des ducs de Lorraine de son interminable léthargie ne semble pas être la motivation essentielle de l’adoption de ce nouveau vocable. En effet, la référence au Siècle des Lumières semble instrumentalisée par les concepteurs de ce projet pour apparaître le fer de lance d’idées « avant-gardistes » cherchant à faire prévaloir sur les réalités à la fois historiques et matérielles du château et de son parc la mise en œuvre d’une idéologie partisane, politiquement orientée à gauche. Ayant forgé de toutes pièces une interprétation dualiste de l’histoire de France, cette conception fait de la Révolution de 1789 et du mouvement philosophique qui l’aurait préparée, le socle incontestable et définitif de la refondation de la nation française.

Se pencher sur la restauration du monument à travers un prisme conceptuel aussi idéologique et aussi étroit risque d’aboutir à l’adoption de thèses et d’interprétations erronées et de mettre en œuvre des choix particulièrement discutables.
Parmi ceux-ci, l’un des plus représentatifs, nous l’avons évoqué dans le n° 208 (mars 2010) de la revue "Sites et Monuments", a porté sur le refus de la restitution de l’autel de la chapelle. La justification de cette décision, portant davantage la signature d’une laïcité combative, a été adroitement travestie pour faire croire que ce choix était justifié par une conséquente emprise sur le sol de la surface nécessaire à l’installation de l’autel et de son emmarchement. Conçue par l’architecte Germain Boffrand avec de larges baies pour faire entrer la lumière naturelle du jour, la chapelle est désormais une nouvelle fois dénaturée puisqu’elle est à présent plongée dans une obscurité totale, ses ouvertures ayant été entièrement occultées par de lourdes tentures noires nécessitant un éclairage artificiel permanent. On ne s’y serait pas pris autrement si l’on avait souhaité, en défigurant cet espace, lui permettre de servir de cadre à quelques tenues initiatiques maçonniques, à l’exemple de ce que certains historiens rapportent avec une assurance déconcertante au sujet du Kiosque construit par Stanislas dans les Bosquets !

 

 

Il en va de même pour l’ancienne Salle où le Roy mange, restaurée elle aussi après avoir retrouvé son ancien pavement de carreaux de marbre blancs et noirs. Malgré les déclarations qui annonçaient le ré-ameublement du château, aucune œuvre d’art n’y est encore exposée comme dans tout le reste des salles nouvellement ouvertes à la visite.
L’argument de l’absence de sécurité de ces salles ne saurait être évoqué. Il serait en effet difficile de justifier le récent recrutement d’une escouade d’agents de surveillance pour assurer le gardiennage d’espaces… pourtant désespérément vides.

 

 

Quant au parc du château, la situation est tout aussi affligeante.

Le récent numéro 9 des Cahiers du Château s’ouvre sur ce thème avec un article illustré dans ses deux premières pages par deux grandes images placées symétriquement pour mieux faire ressortir les rapprochements existant entre les jardins de Versailles (presque vides de visiteurs sur le cliché choisi) et ceux de Lunéville (avec une grande affluence de peuple !). Mais cette référence, historiquement justifiée, n’est aujourd’hui que théorique tant les états de conservation des deux domaines sont différents. Défiguré par une statuaire contemporaine insignifiante, vulgaire et prétentieuse devenue pérenne (songeons au merveilleux Corburinthe qui ne passera peut-être pas l’hiver !),

 

 

le parc de Lunéville délaisse ses éléments anciens classés ou inscrits au titre des Monuments historiques,

 

(Janvier 2013: les statues originales de Barthélemy Guibal réalisées vers 1720-1730 sous les rigueurs de l'hiver)

 

 

 

 

introduisant, dans l’axe principal Est-Ouest, tantôt des cabanes de bois rudimentaires en principe « éphémères » (?) pour évoquer les anciennes Chartreuses bâties en contrebas du jardin par le roi de Pologne ; tantôt une construction sur pilotis pour accueillir, à l’entrée de la Cour d’honneur, les visiteurs ayant franchi les grilles délabrées et rouillées du monument,

 

 

sans oublier les insolentes installations contemporaines de Paul Flickinger et de Didier Pozza (le Corburinthe) qui encombrent pompeusement les deux côtés de cette cour majestueuse.

 

 

En succombant à la tentation de faire du monument et de son domaine une sorte de centre d’expérimentation « culturelle », relais du pouvoir politique départemental, Le château de Lunéville et son parc n’offrent, malgré les effets d’annonce, aucun reflet authentique de l’éclat du Siècle des Lumières. La figure de Stanislas Leszczynski, le roi « philosophe » que le Conseil général et ses satellites ont cherché à récupérer pour cautionner des choix arbitraires coûteux, vides de sens et enfantins,

 

 

ombre du véritable personnage historique, n’est qu’une marionnette agitée de temps à autre, afin de mieux donner le change aux contradicteurs ignorants. Pourtant les ressources intellectuelles internes ne manquent pas au sein de la conservation du château : les publications éditées lors des expositions présentées, les études publiées par le responsable des recherches documentaires sont toujours extrêmement pertinentes, fort bien documentées, respectueuses de l’histoire du monument et soucieuses d’apporter une contribution utile à l’avenir du château et de son parc !

Du côté de l’Histoire:

De ce point de vue, les faits sont encore plus implacables :

1 : L’appellation Château de Lumières repose tout d’abord sur une première double fiction.
Celle-ci voudrait faire croire d’une part que Stanislas Leszczynski, uniquement respectable pour être « ami » des philosophes, est le bâtisseur du palais des ducs de Lorraine (comme l’a affirmé pendant longtemps l’un des sites internet officiels) et d’autre part faire de Voltaire l’hôte habituel du château de Lunéville, justifiant de la sorte l’appellation Château des Lumières. Or ce dernier ne s’y est rendu qu’à quelques reprises. Une première, en 1720, fois pour trafiquer en bourse ou encore en 1735 sous la régence de la duchesse Elisabeth-Charlotte, veuve du duc Léopold et nièce de Louis XIV (horresco referens). C’est, du reste, à l’issue de ces premières visites que Voltaire compare Lunéville à Versailles dans une formule inlassablement reprise par les concepteurs de l’appellation Château des Lumières pour en faire le paradigme significatif d’un anti-Versailles. Le dernier arrêt débute vers le 20 juillet 1749, mais tourne court en septembre de la même année après la mort de Madame du Châtelet et surtout après la cuisante vexation essuyée par le philosophe faite par l’intendant du roi et grand-maître des cérémonies, François-Antoine Alliot, sans que le roi Stanislas n’intervienne en faveur de l’hôte illustre pour faire immédiatement cesser pareille « injure ». En fait, Stanislas s’est amusé aux dépens du philosophe qui, piqué et comprenant la leçon, ne reviendra jamais à Lunéville au cours des 17 dernières années du règne de son « bienfaiteur » qu’il a soin toutefois de ménager afin que l’incident ne s’ébruite le moins possible !

2 La fiction du roi philosophe :

Stanislas Leszczynski est-il un roi philosophe ? Son ouvrage en trois volumes, édité en 1763, Œuvres du philosophe bienfaisant, pourrait à première vue venir appuyer cette proposition. Mais l’ancien roi de Pologne n’est en rien comparable à son “cousin” prussien Frédéric II, authentiquement philosophe en esprit.
Stanislas utilise sa plume davantage pour soutenir les vues du clan des Dévots regroupés à Versailles autour de sa fille, Marie-Leszczynska, et du Dauphin, fils de Louis XV.

Trois témoignages, au moins, apportent une confirmation sans équivoque de notre allégation.

- En 1755, lors de l’inauguration de la Place Royale, Stanislas fait représenter à la Comédie une satire du nancéien Palissot, intitulée Le Cercle ou les Originaux. Le souverain se plu à rire en écoutant cette farce réunissant un poète raté, une femme savante, un financier vantard… et surtout un philosophe, Blaise-Nicodème le Cosmopolite, assimilé à Jean-Jacques Rousseau. Lorsque les échos de ces royales hilarités parvinrent à Paris, l’indignation du parti philosophique si fraîchement raillé, fut à son comble. L’affaire Palissot allait débuter au moyen d’une artillerie formidable alimentée par le clan des philosophes pour châtier ce misérable auteur qui dénonçait certaines de leurs inepties.
- Fille de la célèbre Madame Geoffrin qui, elle, est bien l’amie des philosophes et surtout de Diderot, la marquise de la Ferté-Imbault professe des convictions opposées à celles de sa mère. Elle appartient au parti anti-philosophique et s’en vante à qui veut l’entendre. Ayant accompagné à Lunéville puis à Plombières la princesse de la Roche-sur-Yon durant l’été 1748, liée d’amitié avec le roi Stanislas, Madame de La Ferté-Imbault débute une correspondance plaisante (que nous avons publiée en 2011) avec le souverain. Ces lettres montrent combien Stanislas, sans être un opposé farouche, se moque de ces philosophes qu’il trouve, comme son interlocutrice, arrogants et obtus.
- Pour finir, nous voudrions citer un dernier témoignage irréfragable, sans doute le plus important. Il s’agit de vers inédits à ce jour, écrits par le plus farouche des opposants à la « secte philosophique », Jean Fréron, immortalisé par la célèbre épigramme composée par Voltaire, son plus grand ennemi, pour le ridiculiser : « L’autre jour, au fond d’un vallon, / Un serpent piqua Jean Fréron : / Que pensez-vous qu’il arriva ?/ Ce fut le serpent qui creva ! » Cette brève pièce en vers, que nous venons de retrouver, écrite par l’ancien jésuite, directeur de l’Année littéraire de 1754 à 1776, est donc composée par Fréron à la gloire de l’un de ses protecteurs, Stanislas Leszczynski : « Imitation en vers François des deux vers latins composés pour être mis au bas du portrait du roi de Pologne, duc de Lorraine et de Bar : « Sceptra dedit virtus : rapit fortuna ; / Superstes fortunam subigit, prolemque coronat. » La vertu le mit sur le trône : / Le sort l’en a précipité : / la vertu, que sa chute étonne, / Le venge du sort irrité ; / Et sa main pour toujours couronne/ Son heureuse prospérité ». (Voir rubrique « Nouvelles découvertes » Janvier 2013).

La farce composée en 1755 à la demande de Stanislas pour se moquer de Jean-Jacques Rousseau, l’amitié prolongée avec la marquise de la Ferté-Imbault, ambassadeur infatigable à la Cour comme à la Ville des anti-philosophes et enfin l’éloge composé par Fréron met définitivement à mal la périlleuse construction élaborée pour le compte du Conseil général de Meurthe-et-Moselle, faisant du Lunéville de Stanislas le haut-lieu de la pensée philosophique et un temple travaillant au renversement de l’Ancien Régime !

Hélas non, le château de Lunéville ne saurait être un château des Lumières comme Sans-Souci pourrait en revendiquer le titre. Mais de nos jours, à Postdam, qui songerait sérieusement à poursuivre un objectif aussi incongru et finalement sans grande signification au regard de l’Histoire ?

 

 

Pour autant, le château de Lunéville pourrait-il s’autoproclamer Château des Anti-Lumières ?
Ce serait là commettre la même erreur, mais à l’inverse, que celle qui est présentement orchestrée depuis 10 ans au sein du Conseil général de Meurthe-et-Moselle.

Chrétien et parfois qui plus est dévot caricatural, même s’il lui arrive souvent de se détourner du droit chemin de la morale, Stanislas possède un esprit ouvert. Affable, il reçoit généreusement sans sectarisme les visiteurs qui se présentent chez lui. Jovial et facétieux, les grincheux l’ennuient. Rieur, il aime à se gausser des prétentieux ou des importuns.
Voltaire, Rousseau en firent les frais, tout autant que son confesseur le P. de Menoux ou d’autres jésuites qu’il protégeait à Nancy ! Mais, l’ancien roi de Pologne n’entrera jamais en croisade contre les philosophes. Plus simplement, leurs papillonnements et leurs extravagances le divertissent.

oOo

Le château de Lunéville renaît lentement de ses cendres.
Plusieurs générations seront nécessaires pour achever l’œuvre amorcée.

Inévitablement les grandiloquences actuelles passeront à moins que les esprits facétieux du XXIIe siècle, pour s’en amuser, ne déterrent la formule emphatique élaborée dans cet article du 11 janvier 2013 par le Conseil général pour célébrer avec fanfare ces dix années d’efforts mêlés de propagande idéologique, de grand’messes séculières (qu’on se rassure !) et plus encore d’autosatisfaction :

Une nouvelle vie [du château des Lumières] pour éclairer le siècle !

En fait, en retranchant un “s” aux derniers mots de cet alexandrin, que de modestie dans la formule adoptée !

 

 

 

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